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Adoption du nouveau code électoral : le Gouvernement s’est expliqué face à la presse

La situation des nouveaux bacheliers et la normalisation de l’année académique, le bilan des examens du CEP et du  BEPC, mais aussi et surtout le vote des Burkinabè de l’étranger ont constitué les principaux points de discussion entre le Ministre en charge de l’Enseignement supérieur, son collègue de l’Education nationale et celui de l’Administration territoriale et les Hommes de média. La rencontre a eu lieu le jeudi 2 août 2018 à Ouagadougou en présence du Ministre de la Communication, Porte-parole du Gouvernement.

Parmi les préoccupations des journalistes présents à cette rencontre, figure en premier lieu, le vote des Burkinabè de l’étranger avec le nouveau code électoral. Sur cette question, le Ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Siméon Sawadogo, a fait un come-back sur le choix des pièces requises pour le vote. « Pour faire la CNIB, on a besoin d’un certificat de nationalité. Pour le passeport, il faut la CNIB, mais pour la Carte consulaire, c’est plus compliqué. La carte consulaire biométrique n’existe qu’en Côte d’Ivoire et au Gabon. Donc pour une question d’équité, nous avons décidé de prendre les documents que tout le monde peut avoir », a-t-il insisté. A propos de la fiabilité ou non de la Carte consulaire, Siméon Sawadogo rassure les Burkinabè de l’extérieur qu’ils n’ont pas à s’inquiéter et que la carte consulaire reste valable pour leur identification tout en expliquant que chaque document a une vocation. Sur la participation de la diaspora burkinabè au scrutin de 2020, le premier responsable du Ministère de l’Administration territoriale a fait savoir que seuls les pays où résident au moins 500 Burkinabè seront pris en compte.

A sa suite, c’est le Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, Alkassoum Maïga, qui a dressé le bilan des examens du baccalauréat 2018. Selon lui, le Burkina Faso a enregistré 96 774 candidats au premier diplôme universitaire avec un taux de succès de 40,93% soit 38 178 admis.

Par ailleurs, concernant le rapport de l’Autorité supérieure de Contrôle d’Etat et de Lutte contre la Corruption (ASCE/LC) sur les bourses spéciales, le ministre a rappelé que le rapport portait sur la période de 2012 à 2014 et que ce n’était pas illégal. « Le ministre avait le droit d’attribuer des bourses spéciales. L’ASCE a recommandé qu’on les suspende. Le Conseil des Ministres a pris un décret pour tout simplement supprimer cela. Donc aujourd’hui, il n’y a plus de bourses spéciales. », a-t-il justifié

Toujours en lien avec le bilan des examens scolaires, le Ministre de l’Education nationale et de l’Alphabétisation, Stanislas Ouaro, a dressé un bilan positif s’agissant des examens du Brevet d’Etude du premier Cycle (BEPC) et du Certificat d’Etude primaire (CEP). Il a fait ressortir qu’il y a eu à cette session 303 807 candidats au BEPC avec 42,91% de réussite et que 31 établissements scolaires ont réalisé 100% de succès au BEPC alors que 12 établissements ont enregistré 0% d’admis. A propos du CEP, il a mentionné qu’avec 239 504 candidats, le taux d’admission a été de 64,77% cette année. Et le chef du Département en charge de l’éducation nationale d’ajouter que 972 écoles ont enregistré un taux de succès de 100% pendant que 127 écoles ont enregistré un taux de 0%.

Le Ministre de la Communication, Porte-parole du Gouvernement, Rémis Fulgance Dandjinou, est revenu sur la nouvelle dénomination de l’Hôpital national Blaise Compaoré, devenu Centre hospitalier universitaire de Tengandgo, pour expliquer le bien fondé d’un tel changement de dénomination qui, selon lui, permettra d’y recevoir désormais des étudiants pour leur formation.

 

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