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UPC : Les 13 députés du groupe UPC/RD iront au congrès si…

En « l’absence de liberté de pensée et d’expression », de « l’absence de liberté de vote conformément aux dispositions de l’article 85.3 de la constitution » et de « l’absence d’équité dans le traitement et parfois de manque d’égards pour certains », ils avaient opté de se retirer et de former le groupe parlementaire Union pour le progrès et le changement/Renouveau démocratique (UPC/RD). Le parti a annoncé le 9 mai les couleurs du congrès auquel le groupe dirigé par Daouda Simboro entend bien prendre part. Si toutes les conditions sécuritaires sont réunies. 

L’Union pour le progrès et le changement (UPC) ira en congrès ordinaire du 20 au 22 juillet 2018. Ce sera l’occasion pour le parti du lion d’observer une halte et de juger des actes et actions de certains de ses militants. Les décisions du congrès concernant les treize députés  ’’frondeurs’’ du parti qui ont formé le groupe parlementaire UPC/RD sont particulièrement attendues.

Les principaux concernés nantis de leurs étiquettes de militants n’excluent par leur participation. « Jusqu’à preuve du contraire, nous sommes des militants de l’UPC. Nous attendons d’être invités. Si nous sommes invités, nous prendrons part à notre congrès à nous tous », a indiqué la député Korbéogo/Ouédraogo Fatimata au cours d’une conférence de presse ce jeudi 7 juin 2018.

Face aux journalistes,  ils ont dressé le bilan de l’activité parlementaire au cours de la première session ordinaire de l’année au cours de laquelle, ils ont apporté leur caution aux 27 lois votées contrairement à leurs dix et neuf collègues de l’UPC.

« Les propositions républicaines ne veulent pas dire s’opposer à tout pour qu’on vous colle l’étiquette d’opposant. Il faut être réaliste. Lorsqu’il y a des actions qui sont posées et qui vont dans le sens de l’intérêt général, il faut qu’on y aille », dira Julien Kouldiati.

La participation au congrès  pour ces députés est conditionnée. Elle « va être tributaire des conditions de sécurité qui vont être prises ».  « Il y a eu la course poursuite. Il y a eu des maisons qui ont été saccagées. Il y a eu menaces de mort qui ont été proférées à l’encontre de nos personnes », a énuméré Fatimata Korbéogo avant de conclure : « si nous nous sentons en confiance, nous irons à notre congrès. Jusqu’à preuve du contraire, l’UPC, c’est notre grand parti et nous voulons œuvrer pour que ce grand parti aille de l’avant ».

Oui KOETA

Burkina24

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