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Burkina : Le « besoin d’un renouveau politique » se pose

« Il y a besoin d’un renouveau politique », clament les députés du groupe parlementaire Union pour le progrès et le changement/Renouveau démocratique (UPC/RD). Ce renouveau, les treize élus du parti du chef de file de l’Opposition politique pensent «l’incarner à travers la création du groupe et de nos prises de position » depuis l’hémicycle à travers leurs votes et leurs positions sur certains sujets de l’actualité nationale.

Le groupe parlementaire UPC/RD né le 4 septembre 2017 suite à la crise survenue au sein du parti UPC ce qui a abouti à sa création a « apporté [sa] caution non sans faire les critiques nécessaires » lors du vote des 27 projets de lois dont 16 portant ratification, 10 accords de prêts, 02 accords de dons, 02 accords de services et 02 conventions relatives à l’extradition et à l’entraide judiciaire entre le Burkina et la France.

Du vote des conventions d’extradition et d’entraide judiciaire

« Nous nous sommes démarqués des autres groupes de l’opposition parlementaire en votant « pour » ces conventions pour la simple raison qu’elles permettent de renforcer notre système judiciaire. Cette loi comme toutes les autres est impersonnelle et de portée générale », a justifié le député Coulibaly Ladji. Pour ces parlementaires, il y a de quoi se réjouir, car « ces conventions permettent d’évacuer les questions pendantes de justice pour avancer dans la marche de notre nation ».

« Si par hasard ou par coïncidence, quelqu’un se trouve être dans une situation où il est concerné par la loi, entonne Odagou Goula,  on ne peut pas de facto dire que cette loi le vise ». A ce rythme, « attendre qu’il n’y ait pas quelqu’un qui ne soit pas véritablement concerné par la loi, je me demande si on pourra voter des lois dans ce pays », poursuit le député. Et son collègue Lona Charles Ouattara, d’ajouter : « On n’est pas des députés moutons pour voter les textes un peu n’importe comment. C’est le fruit de l’étude que nous faisons des lois qui orientent notre façon de voter. Si cela coïncide avec le vote de la majorité ».

Du besoin de « renouveau politique »                        

Pour les députés membres de l’UPC/RD «un activisme politique éloigne des débats de fond sur l’avenir et le devenir du pays ». Il est caractérisé selon eux par l’action des hommes politiques qui « tend plus à mobiliser un électorat pour les échéances futures qu’à une éducation à la citoyenneté des militants » avec pour résultante, un discours qui « alimente l’adversité, impacte négativement l’œuvre de la construction nationale ».

Et avec « l’exercice de la citoyenneté (cadre dans lequel) tout se passe comme si la valeur du citoyen résidait dans sa capacité à contester l’autre, à défier l’autorité de l’Etat et à revendiquer », « il y a besoin d’un renouveau politique » comme réponse, posent-ils. Ce besoin de renouveau, les treize députés qui pensent l’« incarner à travers la création du groupe et [leur] prises de position » se réjouissent de la création de nouvelles formations qui s’inscrivent de par leur orientation politique.

Des grèves paralysant l’activité économique

Face à la « fronde sociale aujourd’hui très préoccupante », observent les députés du groupe UPC/RD,  il faut « un sursaut patriotique aussi bien de la part des gouvernants que des citoyens ». Des acteurs sociaux, le député Tindano Moussa attend « du réalisme ». Pour ce parlementaire, « il y a ce qu’on veut, il y a ce que l’Etat peut » et dont il faut tenir compte lors des revendications. Julien Kouldiati appelle lui à une réflexion « dans le même sens » car alerte-t-il, « à trop vouloir tirer sur la corde, nous finirons par la casser. »

Oui KOETA

Burkina24

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